Logo de l'ASBL

 
Cinés débat

"La violence et le sexe chez les adolescents"
Au départ du film "Kids" de Larry CLARK
Avec Leo FITSPATRICK et Chloe SEVIGNY

Le sexe chez les ados c'est aussi tout le problème des rapports non protégés, des grossesses non désirées... de la banalisation du sexe, à la télévision, dans les cours d'école.
Autant de sujet que nous aborderons et qui seront développés par les "experts" (sexologue, éducateurs, ...).


Lieu

Salle Jean-Pierre Catoul

Place Faniel à Wanze

Intervenantes:

- Madame Brigitte DARDENNE: assistante sociale

- Madame Cathy SLANGEN: psychologue ayant suivi une formation en sexologie

Partenariat:

absl "Les Amis d'André Werpin"
asbl "Centre Culturel" Wanze

Soutien:

Administration Communale de Wanze

        
Le film "Kids"


A 17 ans, Telly s'est donné comme but de déflorer un maximum de jeunes filles. Une de ses anciennes conquêtes d'une fois se rend compte qu'elle est atteinte du SIDA. Telly, sa seule rencontre, est vraisemblablement l'origine...

Le réalisateur, Larry Clark est né en 1943 à Tulsa dans l’Oklahoma. Sa mère Frances, photographe de profession, s’était spécialisée dans les photos de bébés et il n’était pas rare que le jeune Larry fasse du porte à porte pour lui décrocher des contrats. En 1963, il se lance à son tour dans la photo, capturant sur pellicule les scènes de vie d’un groupe de drogués accros au speed et à la marijuana, de prostituées et de gigolos de sa ville natale. Pendant deux ans, il étudie auprès de Walter SHEFFER et Gerhard BAKKER à la Layton School of Art de Milwaukee dans le Wisconsin. En 1971, il publie son premier recueil de photos, Tulsa, aujourd’hui reconnu comme une référence incontournable dans l’histoire de la photographie américaine. Lauréat d’une bourse du National Endowment for the Arts, il publie un second volume de photos très personnelles intitulé Teenage Lust (1983). Depuis, il a sorti deux autres livres : 1992 (édité cette même année) et The Perfect Childhood (1993, édité au Royaume-Uni). Ses photos et ses collages ont été exposés dans de nombreux pays et font désormais partie des collections permanentes de plusieurs musées et galeries d’art à travers le monde.
 
Son premier film Kids a fait sensation aux festivals de Sundance et de Cannes. Censuré aux Etats-Unis, il a été distribué par Shining Excalibur, filiale de Miramax spécialement créée à cette fin. Le film a remporté un succès à la fois critique et commercial. En 1998, il tourne son second film, Another Day in Paradise avec James WOODS et Melanie GRIFFITH, d’après l’histoire d’un ancien prisonnier nommé Eddie Little. Bully, son troisième long-métrage, a été présenté en compétition au Festival du film de Venise en 2001. Il a également tourné pour la chaîne HBO, un film d’horreur intitulé Teenage Caveman. Souvent sujets à controverse et régulièrement décriés, ses films l’ont pourtant imposé comme l’un des rares réalisateurs intègres et indépendants actuellement en exercice aux Etats-Unis.

 


          Que dit la critique du film?


Difficile de prendre position par  rapport à ce film d'ados américains. D'une part, on a envie de s'éclater: certaines scènes sont jubilatoires, et les déboires de cette bande de "kids" sont souvent drôles. Les dialogues sont sulfureux et futiles, enfin presque...

Oui, presque, parce que quand on écarte les rideaux, le paysage qu'on découvre est particulièrement effrayant. Une jeunesse à la dérive, victime de la drogue et du SIDA, qui vit dans la pauvreté, le vol et la violence. KIDS, c'est un tableau noir, très noir, d'une Amérique qu'on ne connaît que trop peu. C'est un film qu'on subit, du début jusqu'à la fin, et c'est cette différence entre le ton et le propos qui dérange profondément le spectateur que nous sommes et que l'on peut reprocher, à juste titre, au réalisateur. Mais, c'est aussi la principale force du film.


L'interprétation - on sait qu'il est délicat de faire porter un film par de jeunes acteurs - est irréprochable. Elle coule de source, emportée par la mouvance de la caméra et du montage. L'histoire se déroule, la fatalité s'installe. Elle frappe, au hasard, et répand son germe mortel dans les âmes naïves.


Mais attention. Le message colporté n'est pas innocent. Il ne faut pas se laisser faire par ce film trop bien réussi. Ces personnages ne représentent qu'une certaine jeunesse américaine, la généralisation est aisée et dangereuse. Il faut plutôt voir ce film comme une sonnette d'alarme. Un cri d'alerte poussé haut et fort et qui perce les tympans.


Bref, si vous êtes prêt à prendre un grand pain dans la gueule, de ceux dont on ne se remet qu'après une longue convalescence, allez voir KIDS. Mais attention, on vous aura prévenu, la démangeaison reste, elle vous colle à la peau à la sortie de la salle de cinéma... A vous alors de tirer vos conclusions...

Jean-Dominique QUINET

 



 






Objectifs

Expliquer l'hopital

Parentalité

Atelier deuil

Conférences

Et les autres...

Votre soutien

Contacts

Conseil d'administration

Nos articles de presse